Le cadre applicable en France
Trois textes structurent la question :
- Règlement eIDAS (UE n° 910/2014), article 25 : l’effet juridique et la recevabilité en justice d’une signature électronique ne peuvent être refusés au seul motif qu’elle se présente sous forme électronique ou qu’elle ne satisfait pas aux exigences de la signature qualifiée. La signature qualifiée, elle, a l’effet équivalent à une signature manuscrite.
- Code civil, article 1366 : l’écrit électronique a la même force probante que l’écrit papier, à condition que l’on puisse identifier la personne dont il émane et qu’il soit établi et conservé dans des conditions qui en garantissent l’intégrité.
- Code civil, article 1367 : la signature électronique consiste en l’usage d’un procédé fiable d’identification garantissant son lien avec l’acte. La fiabilité du procédé est présumée, jusqu’à preuve contraire, pour certaines signatures définies par décret (celles qui répondent aux exigences de la signature qualifiée).
Conséquence pratique : une signature « simple » comme celle de SignSafe n’est pas écartée au seul motif qu’elle est électronique, mais celui qui s’en prévaut doit pouvoir démontrer la fiabilité du procédé : qui a signé, quand, comment, et que le document n’a pas été modifié. C’est le rôle de la fiche de signature et des éléments conservés ; le juge les apprécie souverainement.
















