Valeur juridique de la signature SignSafe : le cadre, les preuves et les limites

La signature SignSafe est une signature manuscrite apposée du doigt sur un écran tactile. En France, on la présente comme une signature électronique « simple ». Cette page dit ce que le droit prévoit pour ce type de signature, ce que SignSafe conserve comme preuves et ce que nous ne prétendons pas. Ce n’est pas un avis juridique.

La signature SignSafe est une signature manuscrite apposée sur écran tactile, assimilable en France à une signature électronique « simple ». Le droit n’en écarte pas l’effet au seul motif qu’elle est électronique, mais ne lui attache pas la présomption de fiabilité de la signature qualifiée : sa force probante s’apprécie au cas par cas, d’après les preuves conservées.

Ce qui pose problème en général

On confond signature électronique simple, avancée et qualifiée

Croire qu’une signature simple est qualifiée expose à un document contestable ; croire l’inverse fait renoncer à un outil adapté.

On ne sait pas quelles preuves restent après la signature

En cas de litige, on cherche des traces là où il n’y en a pas.

Les promesses de conformité des fournisseurs sont difficiles à vérifier

Un « conforme à la loi » sans précision ne dit pas pour quel droit ni pour quel type de document.

Ce que vous obtenez

Cadre clair

ce que disent le Code civil et eIDAS d’une signature électronique simple

Preuves listées

fiche de signature, statut, PDF signé, signature examinable par un expert en écritures

Limites dites

pas de signature avancée ni qualifiée, pas de garantie d’issue en cas de litige

Comment ça marche

Le signataire signe du doigt sur l’écran

Il ouvre le document dans son navigateur, coche son consentement et signe du doigt (ou à la souris).

SignSafe ajoute une fiche de signature

Une page récapitulative (bilingue polonais et anglais) indique le nom et le numéro du document, les dates et heures d’envoi et de signature, un identifiant de certificat SignSafe, l’identité de l’expéditeur et, pour chaque signataire, son nom, son e-mail, son adresse IP, l’appareil utilisé et la méthode de signature.

Le PDF signé est conservé et envoyé

L’expéditeur et chaque signataire reçoivent le PDF signé ; il est aussi dans votre compte.

En cas de litige, les éléments sont disponibles

Le statut, la fiche de signature, le PDF et la signature elle-même, qui peut faire l’objet d’un examen comparatif d’écriture, sont les éléments sur lesquels s’appuyer. Le juge les apprécie librement.

Ce que vous pouvez faire

  • Comprendre ce que le Code civil et eIDAS disent d’une signature électronique simple
  • Savoir quelles traces SignSafe conserve
  • Identifier les documents pour lesquels SignSafe ne convient pas

Pour qui

  • Responsables juridiques, RH et achats qui veulent savoir ce que la signature SignSafe vaut, et ce qu’elle ne vaut pas
  • Agences de travail temporaire et entreprises qui font signer à distance des contrats courants
  • Toute personne qui compare SignSafe avec une signature avancée ou qualifiée

Le cadre applicable en France

Trois textes structurent la question :

  • Règlement eIDAS (UE n° 910/2014), article 25 : l’effet juridique et la recevabilité en justice d’une signature électronique ne peuvent être refusés au seul motif qu’elle se présente sous forme électronique ou qu’elle ne satisfait pas aux exigences de la signature qualifiée. La signature qualifiée, elle, a l’effet équivalent à une signature manuscrite.
  • Code civil, article 1366 : l’écrit électronique a la même force probante que l’écrit papier, à condition que l’on puisse identifier la personne dont il émane et qu’il soit établi et conservé dans des conditions qui en garantissent l’intégrité.
  • Code civil, article 1367 : la signature électronique consiste en l’usage d’un procédé fiable d’identification garantissant son lien avec l’acte. La fiabilité du procédé est présumée, jusqu’à preuve contraire, pour certaines signatures définies par décret (celles qui répondent aux exigences de la signature qualifiée).

Conséquence pratique : une signature « simple » comme celle de SignSafe n’est pas écartée au seul motif qu’elle est électronique, mais celui qui s’en prévaut doit pouvoir démontrer la fiabilité du procédé : qui a signé, quand, comment, et que le document n’a pas été modifié. C’est le rôle de la fiche de signature et des éléments conservés ; le juge les apprécie souverainement.

Ce que SignSafe conserve comme preuves

  • un statut dans votre compte pour chaque document envoyé ;
  • une fiche de signature jointe au PDF : dates et heures d’envoi et de signature, identifiant de certificat SignSafe, identité de l’expéditeur, et pour chaque signataire son nom, son e-mail, son adresse IP, l’appareil utilisé (par exemple un iPhone) et la méthode de signature ;
  • le PDF signé, dans votre compte et envoyé à chaque partie ;
  • une signature manuscrite qui peut faire l’objet d’un examen comparatif d’écriture par un expert.

La fiche ne contient pas de géolocalisation ni de données biométriques telles que la pression du stylet. Elle documente le déroulement de la signature, elle ne garantit pas l’issue d’un litige.

Ce que SignSafe ne prétend pas

  • Il ne s’agit ni d’une signature avancée ni d’une signature qualifiée au sens d’eIDAS, et SignSafe ne prétend pas s’y conformer. Si votre document ou votre secteur l’exige, un prestataire de signature qualifiée peut être relié sur demande ; sinon, SignSafe n’est pas l’outil adapté.
  • Il ne remplace pas un acte authentique ni les formalités propres à certains actes.
  • Les avis cités portent sur le droit polonais.

Contrats de travail temporaire

Le contrat de mission et le contrat de mise à disposition doivent être établis par écrit (articles L. 1251-16 et L. 1251-42 du Code du travail). Un écrit électronique peut remplir cette exigence dans les conditions de l’article 1366 du Code civil. C’est sur ce fondement général que des agences, dont R2T, font signer ces contrats à distance avec SignSafe (cas R2T). Ce résumé ne constitue pas une consultation juridique personnalisée. Voir aussi agences d’intérim.

Sécurité et cadre juridique

SignSafe n’est ni une signature électronique avancée ni une signature qualifiée au sens du règlement eIDAS, et nous ne prétendons pas qu’elle s’y conforme.

Un avis juridique polonais (cabinet Gałecki and Associates, 21 août 2023) conclut qu’en droit polonais la signature SignSafe est une signature manuscrite qui respecte la forme écrite. Il porte sur le droit polonais et ne vaut pas avis de droit français.

Un avis d’expert en écritures (Pracownia Grafologiczna, 29 août 2024) indique que les signatures SignSafe permettent un examen comparatif d’écriture, avec des limites (pression, vitesse non vérifiables).

Données hébergées dans l’Union européenne (hébergement OVH).

Cadre juridique et avis

Avis juridique et graphologique à télécharger (en polonais)

Gałecki and Associates, conseiller juridique (radca prawny) Tomasz Gałecki · 21 août 2023

Nature juridique d’une signature apposée à la main sur l’écran tactile d’un appareil électronique (droit polonais)

En droit polonais, la signature apposée dans SignSafe est une signature manuscrite, et la déclaration de volonté signée dans l’application respecte les exigences de la forme écrite. Si la signature ne répondait pas aux exigences de la signature manuscrite, la déclaration reste valable sous forme de document. Quant à ses effets, elle est équivalente à une signature électronique qualifiée : toutes deux préservent la forme écrite. Cet avis porte sur le droit polonais, pas sur le droit français.

Télécharger l’avis (PDF)

Pracownia Grafologiczna, expert en examen criminalistique de documents et d’écritures · 29 août 2024

Possibilité d’un examen comparatif des écritures produites avec SignSafe

Les signatures apposées dans SignSafe permettent un examen comparatif criminalistique des écritures, aboutissant à des conclusions non catégoriques (d’identification probable) et à des conclusions d’exclusion non catégoriques ou catégoriques. Comme tout élément de preuve, elles sont soumises à l’appréciation libre du juge. Limite : certaines caractéristiques motrices (pression, vitesse) ne peuvent pas être vérifiées. L’expert recommande des signatures complètes et lisibles, avec prénom et nom.

Télécharger l’avis (PDF)

Les avis sont rédigés en polonais et portent sur le droit polonais. Les résumés traduisent leurs conclusions ; ils ne constituent pas un avis juridique, et encore moins un avis de droit français.

Tarifs

Un seul prix, simple : 16 € HT par mois

Vous payez l’accès complet au service, pas le nombre de documents. Pas de forfait annuel, pas besoin d’acheter plusieurs comptes.

16€
HT / mois
Essayer gratuitement

Essai gratuit pour démarrer

Prendre un abonnement
Besoin de l’API, ou vous changez de prestataire ?Le même périmètre de fonctions à 50 % de votre tarif actuel, sur présentation d’une facture ou d’une offre.Demander une offre API

Ils nous font confiance

Des entreprises de secteurs variés utilisent SignSafe : agences de travail temporaire, immobilier, restauration, transport, services médicaux.

Avis clients

« SignSafe a considérablement amélioré nos processus de signature des contrats avec les salariés et avec les clients. Grâce à la possibilité de signer les documents à distance, sans avoir à se déplacer au bureau, le recrutement et l’embauche sont devenus plus efficaces et moins chronophages. L’outil assure une pleine conformité avec les dispositions légales, ce qui nous donne la certitude que tous les contrats sont pleinement contraignants. C’est une solution idéale pour le secteur du travail temporaire, où l’efficacité opérationnelle est essentielle. »
Michel T.R2T — agence de travail temporaire

Avis traduits du polonais.

Questions fréquentes

La signature SignSafe est-elle valable en France ?

Le droit français et le règlement eIDAS (article 25) n’écartent pas l’effet d’une signature électronique au seul motif qu’elle est électronique. La signature SignSafe étant une signature « simple », elle ne bénéficie toutefois pas de la présomption de fiabilité de la signature qualifiée : sa force probante s’apprécie au cas par cas, d’après les preuves conservées.

SignSafe est-il conforme à eIDAS ?

Nous ne prétendons pas qu’il s’y conforme. SignSafe n’est ni une signature avancée ni une signature qualifiée. Un prestataire de signature qualifiée peut être relié sur demande si vous en avez besoin.

SignSafe est-il équivalent à une signature qualifiée ?

En droit polonais, un avis juridique (Gałecki and Associates, 21 août 2023) indique que la signature SignSafe respecte la forme écrite, comme la signature qualifiée. Nous ne transposons pas cette conclusion au droit français.

Quelles preuves SignSafe conserve-t-il ?

Un statut dans votre compte, une fiche de signature (dates et heures, identité, adresse IP, appareil, méthode de signature), le PDF signé, et une signature manuscrite qui peut être examinée par un expert en écritures.

Que se passe-t-il en cas de litige ?

Le juge apprécie librement les preuves. La fiche de signature et les éléments conservés permettent d’expliquer le déroulement ; ils ne garantissent pas le résultat.

Les avis juridiques cités concernent-ils la France ?

Non. L’avis juridique et l’avis d’expert en écritures sont rédigés en polonais et portent sur le droit et la pratique polonais. Ils sont disponibles en téléchargement sur cette page.

Peut-on l’utiliser pour des contrats de mission d’intérim ?

Des agences le font, notamment R2T. Ces contrats doivent être établis par écrit ; l’écrit électronique peut y répondre dans les conditions de l’article 1366 du Code civil.

Mis à jour: 2026-10-22

Démarrez l’essai gratuit et découvrez ce que SignSafe peut faire pour vous !

Voyez en pratique avec quelle facilité on recueille et on pose des signatures en ligne. Vous pouvez tester toutes les fonctions avant de décider.

Essayer gratuitement
Essayer gratuitement